23 julio, 2010

2 comentarios:

  1. Comment les artistes actuels ont-ils renouvelé les schémas académiques attachés à la représentation du corps - notamment celle du nu ?

    Dans le sens d'une ouverture sans précédent de la représentation, et, pour tout dire, de son dépassement. Le corps, par l'artiste, est convoqué de mille manières. Perspective idéaliste, réaliste, intime, sociale, sexuelle, ludique... Rien ne manque, le corps est mis à toutes les sauces. Sans oublier la contestation de la représentation du corps, dont la « sortie » du tableau constitue le signe le plus patent. L'artiste, bientôt, expose son corps propre, ce que signale le mouvement de l'art corporel évoqué à l'instant. Puis il le fait servir, ce corps, il l'arrache au territoire des images pour le projeter directement dans le périmètre de la réalité, sur un mode interventionniste. L'artiste contemporain, plus que ses aînés, s'investit dans des activités diverses, politiques, économiques, médiatiques, en faisant fi du traditionnel passage par l'image. Une question comme celle du « nu », au regard d'une telle évolution, n'a plus guère de sens. D'abord parce que l'artiste contemporain n'a que faire des genres, ensuite parce que son approche du corps s'est peu à peu désolidarisée de la vieille question de l'apparence qui avait marqué en son temps le classicisme et, dans son sillage, cette première modernité qui va lever tous les tabous, celle des Manet, Schiele ou Picasso. Pour complexe et irrésolu qu'il soit, le rapport contemporain de l'artiste au corps est moins affaire d'apparence, de mise en figure du soi que d'un souci permanent de coprésence au réel. Habiter le monde, plutôt que l'imager.

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  2. El pintor está ligeramente alejado del cuadro. Lanza una mirada
    sobre el modelo; quizá se trata de añadir un último toque, pero también
    puede ser que no se haya dado aún la primera pincelada. El
    brazo que sostiene el pincel está replegado sobre la izquierda, en
    dirección de la paleta; está, por un momento, inmóvil entre la tela
    y los colores. Esta mano hábil depende de la vista; y la vista, a su
    vez, descansa sobre el gesto suspendido. Entre la fina punta del
    pincel y el acero de la mirada, el espectáculo va a desplegar su volumen.

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